Contracture du mollet ou phlébite : comment distinguer ces douleurs souvent confondues

Contracture du mollet ou phlébite : apprenez à différencier ces douleurs similaires pour une meilleure prise en charge et un diagnostic rapide.

Contracture du mollet ou phlébite : comment distinguer ces douleurs souvent confondues

Une douleur dans le mollet n’a rien d’exceptionnel. Elle peut apparaître après un sprint, au réveil, au bureau après plusieurs heures assis, ou même sans effort particulier. C’est justement ce qui entretient la confusion. Une contracture, une crampe, une élongation ou un début de phlébite peuvent tous provoquer une gêne localisée dans les jambes, avec parfois une sensation de tension, de chaleur ou de gonflement. En clair, la banalité du symptôme ne dit pas grand-chose à elle seule. Ce qui compte, c’est le contexte, la manière dont la douleur a commencé, son évolution, et les signes associés.

Le point délicat, c’est que certaines douleurs musculaires se soulagent avec du repos, de la glace ou une reprise progressive des mouvements, alors qu’une thrombose veineuse demande une évaluation rapide pour éviter les complications. On va être honnête : vouloir trancher seul entre simple fatigue musculaire et problème de circulation sanguine n’est pas toujours réaliste. En revanche, il existe des repères concrets pour mieux comprendre ce qui se passe et savoir à quel moment un diagnostic médical devient indispensable.

  • Une contracture survient souvent après un effort, un manque d’échauffement ou une sollicitation inhabituelle.
  • Une phlébite touche généralement une seule jambe et s’accompagne parfois d’un mollet chaud, sensible, gonflé.
  • Le contexte oriente beaucoup : sport, immobilisation, voyage long, chirurgie récente, antécédents veineux.
  • Une douleur brutale pendant l’effort fait davantage penser à une lésion musculaire ou tendineuse.
  • Un gonflement asymétrique ou une douleur qui persiste sans cause évidente doit faire consulter.
  • Les conseils de confort ne remplacent jamais une évaluation médicale en cas de doute.

Contracture du mollet ou phlébite : pourquoi la confusion est si fréquente

Le mollet est une zone très sollicitée. Il intervient à chaque pas, dans la course, dans l’équilibre, mais aussi dans le retour veineux. Résultat : quand une douleur apparaît, plusieurs mécanismes peuvent être en cause. Une contracture correspond à une tension musculaire persistante, souvent liée à un effort, à une fatigue ou à un défaut de récupération. La phlébite, elle, désigne une thrombose veineuse, c’est-à-dire la formation d’un caillot dans une veine profonde de la jambe. Les deux situations n’ont ni la même origine ni la même prise en charge, mais sur le terrain, elles peuvent commencer par un même signal : un mollet douloureux.

Concrètement, beaucoup de personnes décrivent la même scène. Après une journée chargée, un trajet prolongé en voiture ou une séance de sport un peu intense, le mollet “tire”. Le lendemain, la jambe paraît lourde. À partir de là, l’interprétation devient floue. Est-ce une simple fatigue musculaire ? Une mauvaise récupération ? Une inflammation locale ? Ou faut-il penser à un trouble plus sérieux de la circulation sanguine ? Cette hésitation est normale, car les premiers signes ne sont pas toujours spectaculaires.

La confusion est renforcée par le fait que la douleur musculaire n’est pas toujours immédiate. Une courbature peut apparaître dans les 24 heures suivant l’effort, mais des courbatures aux mollets sans effort orientent vers d’autres causes possibles. Une contracture, elle, peut donner une sensation de muscle dur, tendu, avec une gêne à la marche sans empêcher totalement l’appui. À l’inverse, la thrombose veineuse profonde peut démarrer de façon discrète : lourdeur, douleur sourde, sensation de chaleur. Parfois, il n’y a même pas de rougeur franche au début. Ce n’est donc pas la seule intensité qui permet de faire la différence.

Un autre piège fréquent concerne la localisation. Beaucoup imaginent qu’une phlébite provoque forcément une douleur diffuse dans toute la jambe. En réalité, elle peut rester centrée sur le mollet, au moins au départ. De même, une atteinte musculaire peut parfois sembler “remonter” un peu, notamment si la personne modifie sa façon de marcher et compense ailleurs. Le corps ne donne pas toujours un message simple. C’est pour cela que le contexte compte autant que le symptôme.

Imaginons deux situations du quotidien. Marc, 42 ans, reprend le footing après plusieurs mois d’arrêt et enchaîne des sprints sans échauffement. Le soir, son mollet droit devient raide, douloureux à l’étirement, mais il se souvient très bien du moment où cela a commencé. À l’inverse, Nadia revient d’un vol long-courrier, ressent une douleur au mollet gauche sans effort particulier, puis remarque que la jambe paraît plus tendue que l’autre. Dans le premier cas, la piste musculaire paraît logique. Dans le second, le doute sur une phlébite mérite d’être levé rapidement.

Il faut aussi rappeler que toutes les douleurs du mollet ne relèvent ni d’une contracture ni d’une thrombose. Une crampe, une élongation, un claquage, une rupture du tendon d’Achille, une insuffisance veineuse ou des varices peuvent aussi entrer en jeu. Une douleur au mollet en marchant n’oriente pas vers les mêmes causes qu’une gêne apparaissant au repos ou la nuit. Certaines s’améliorent avec le mouvement, d’autres s’aggravent à la palpation. Cette diversité explique pourquoi un auto-diagnostic rapide peut être trompeur.

À retenir

  • Une douleur du mollet n’est pas synonyme automatique de phlébite.
  • La confusion vient du fait que plusieurs causes provoquent une gêne proche.
  • Le contexte de survenue reste un indice majeur : sport, immobilisation, voyage, chirurgie récente.
  • Une seule jambe touchée avec gonflement ou chaleur locale doit attirer l’attention.

Le bon réflexe n’est donc pas de paniquer, mais d’observer précisément les signes utiles. C’est ce regard concret qui permet ensuite de mieux distinguer l’origine musculaire d’un problème veineux.

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Reconnaître une douleur musculaire du mollet : contracture, courbature, élongation ou claquage

Quand la douleur suit un effort, la cause musculaire est souvent la première hypothèse. Cela ne veut pas dire qu’il faut la banaliser, mais la logique du tableau change. Une contracture du mollet apparaît généralement après une sollicitation trop intense, un échauffement insuffisant, une mauvaise hydratation ou une reprise sportive trop rapide. Le muscle reste tendu, sensible, avec une impression de nœud ou de rigidité. La marche est possible, mais moins fluide. On sent que “ça tire”, surtout à l’étirement ou lors de la poussée sur l’avant-pied.

La courbature est encore plus fréquente. Elle survient souvent dans les heures qui suivent l’activité, parfois le lendemain, notamment après un sprint, une randonnée en côte, une séance de danse, ou simplement un entraînement inhabituel. La douleur est diffuse, bilatérale dans certains cas, et le muscle reste fonctionnel malgré l’inconfort. En pratique, une courbature gêne, mais elle n’entraîne pas en principe de gonflement important d’une seule jambe ni de chaleur franchement localisée évoquant un trouble veineux.

L’élongation change un peu de registre. Ici, de petites fibres musculaires se lésent pendant l’effort. La douleur apparaît plus nettement, parfois de façon brutale. La personne peut boiter, ralentir, interrompre l’activité. Le claquage, ou déchirure musculaire, est l’étape au-dessus. Le sportif décrit souvent un coup de fouet, une douleur vive, immédiate, qui oblige à s’arrêter. Quant à la rupture musculaire, plus rare, elle rend parfois l’appui quasi impossible. Le fameux “tennis leg” entre dans ce cadre : la sensation est tellement franche que le doute avec une simple contracture est moins fréquent.

Ce qui aide beaucoup, c’est la chronologie. Une douleur musculaire sérieuse survient volontiers pendant l’effort ou juste après, avec un événement déclencheur identifiable. Monter des escaliers trop vite, repartir en côte, sauter, accélérer sans préparation… Le corps envoie alors un signal clair. À l’inverse, une douleur veineuse peut débuter au repos, après immobilisation, ou dans un contexte moins “mécanique”.

Autre repère concret : la réaction aux mouvements. Une contracture ou une lésion musculaire a tendance à être plus sensible lorsque le muscle est sollicité ou étiré. Monter sur la pointe du pied, marcher vite, allonger la foulée, masser profondément : ces gestes réveillent la douleur. Une simple palpation peut retrouver une zone dure, tendue, voire un point précis douloureux. En cas de déchirure, un hématome peut apparaître secondairement. Cela ne prouve rien à soi seul, mais cela oriente.

Bons réflexes

  • Arrêter l’effort dès qu’une douleur brutale apparaît.
  • Appliquer du froid rapidement en cas de suspicion de lésion musculaire.
  • Surélever la jambe et utiliser une compression adaptée si un professionnel l’a recommandée.
  • Éviter la reprise sportive trop précoce, même si la gêne diminue.
  • Consulter si la marche reste difficile ou si la douleur ne s’améliore pas.

Le soulagement d’une douleur musculaire passe souvent par des mesures simples : repos relatif, antalgiques selon avis médical, rééducation, reprise progressive. Une élongation impose en général plusieurs semaines d’arrêt sportif, et un claquage davantage encore. La rupture tendineuse ou musculaire, elle, demande un bilan rapide, souvent avec échographie. En clair, tout ce qui ressemble à une douleur “de sport” n’est pas anodin, mais l’histoire clinique garde une cohérence différente de celle d’une phlébite.

Une douleur du bas du mollet associée au talon mérite aussi une attention particulière. Lors d’une réception de saut ou d’un changement d’appui, une rupture du tendon d’Achille peut provoquer une douleur importante à l’arrière de la jambe, avec boiterie marquée. Là encore, le mécanisme est franc, le contexte sportif souvent évident. Cette précision est utile, car certaines personnes parlent d’un “mollet bloqué” alors que le tendon est réellement en cause.

Le fil conducteur reste simple : quand le muscle souffre, le contexte mécanique raconte souvent l’histoire. C’est justement cette logique qu’il faut opposer aux signaux plus silencieux et plus vasculaires de la thrombose veineuse.

Pour visualiser les différences entre blessure musculaire et douleur veineuse, une démonstration en vidéo peut aider à mieux repérer les gestes, les zones sensibles et les signes d’alerte à ne pas minimiser.

Phlébite du mollet : les signes qui doivent faire penser à une thrombose veineuse

La phlébite, ou thrombose veineuse profonde, correspond à la formation d’un caillot dans une veine de la jambe. Ce caillot freine ou bloque le retour veineux, ce qui perturbe la circulation sanguine et provoque les symptômes d’une veine bouchée. C’est ce mécanisme qui explique une partie des symptômes : douleur du mollet, sensation de tension, gonflement, chaleur locale, parfois rougeur. Le point important, c’est que cette atteinte concerne le plus souvent une seule jambe. Quand une personne compare ses deux mollets et constate une différence nette de volume ou de tension, le doute doit être pris au sérieux.

Contrairement à une lésion musculaire, la douleur n’est pas forcément liée à un effort. Elle peut survenir après un long voyage assis, une immobilisation, une période alitée, une chirurgie récente, ou dans un terrain à risque. Certaines personnes la décrivent comme une douleur sourde, profonde, presque pesante. D’autres parlent d’une jambe “pleine”, “lourde”, inhabituelle. La palpation du mollet peut majorer la gêne. Dans certains cas, relever l’avant-pied réveille la douleur, mais ce signe n’est ni constant ni suffisant pour poser un diagnostic.

On va être honnête : toutes les phlébites n’ont pas une présentation spectaculaire. Il peut y avoir peu de rougeur, pas de fièvre, un inconfort modéré seulement. C’est précisément ce caractère parfois discret qui impose de ne pas se rassurer trop vite. Une douleur persistante sans explication évidente, surtout si elle s’accompagne de gonflement ou de chaleur, mérite une évaluation médicale. Le risque principal n’est pas la douleur elle-même, mais la complication embolique si un fragment du caillot migre vers les poumons.

Certains profils doivent être particulièrement vigilants. Une personne ayant déjà eu une phlébite, des varices importantes, une immobilisation prolongée, une intervention récente, ou des trajets répétés en avion n’est pas dans la même situation qu’un sportif qui vient de forcer sur ses mollets. Le contexte change fortement la probabilité. C’est pour cela qu’un même symptôme n’a pas le même poids selon l’histoire de la personne.

Quand consulter ?

  • Si un seul mollet devient plus gros ou plus tendu que l’autre, notamment en cas de phlébite et cheville enflée.
  • Si la douleur apparaît sans effort identifiable et persiste.
  • Si la jambe est chaude, rouge ou sensible à la pression.
  • Si la douleur remonte vers la cuisse ou s’accompagne d’un essoufflement.
  • Si des facteurs de risque sont présents : voyage prolongé, chirurgie, immobilisation, antécédent veineux.

Un détail pratique aide souvent les patients à se situer : la contracture “raconte” un muscle trop sollicité, tandis que la thrombose “raconte” une jambe qui draine moins bien. Cela se traduit parfois par une sensation de lourdeur continue, moins directement liée au mouvement. Bien sûr, cette formule ne remplace pas l’examen. Elle aide simplement à ne pas mettre toutes les douleurs du mollet dans la même catégorie.

Il existe aussi des situations mixtes ou trompeuses. Une personne peu active peut ressentir une crampe nocturne puis découvrir le lendemain une douleur persistante. Un sportif immobilisé après blessure peut cumuler risque musculaire et risque veineux. Une insuffisance veineuse avec varices peut donner des jambes lourdes et sensibles sans qu’il s’agisse d’une phlébite profonde. D’où l’intérêt d’un raisonnement nuancé, sans banalisation ni alarmisme.

Le message clé reste le suivant : une phlébite du mollet se suspecte moins sur l’intensité pure de la douleur que sur son contexte, son caractère unilatéral et les signes associés. C’est cette combinaison qui justifie une consultation rapide pour confirmer ou écarter la thrombose.

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Quels examens permettent de distinguer une contracture d’une phlébite avec fiabilité

Quand le doute persiste, seul l’examen médical permet d’avancer de façon fiable. Le professionnel commence par interroger la personne : quand la douleur a-t-elle commencé, après quel contexte, avec quel niveau d’activité, sur une ou deux jambes, avec quels antécédents ? Une douleur apparue lors d’un sprint chez un coureur n’oriente pas comme une douleur survenue après dix heures de trajet assis. Cet échange n’est pas anecdotique : il structure déjà une partie du diagnostic.

L’examen clinique vient ensuite. Le médecin observe le mollet, compare les deux côtés, recherche un gonflement, une chaleur anormale, une rougeur, une zone précise douloureuse à la palpation ou une tension musculaire localisée. Il tient compte aussi de l’âge, d’une chirurgie récente, d’une immobilisation ou d’antécédents de phlébite. En pratique, la lecture d’un mollet douloureux repose rarement sur un seul signe. C’est l’ensemble du tableau qui compte.

Si la piste veineuse semble plausible, un dosage des D-dimères peut être demandé dans certaines situations. Quand ce test biologique est négatif dans un contexte compatible, il peut aider à écarter l’hypothèse d’une thrombose. Mais là encore, tout dépend du profil clinique. Si le doute reste présent ou si la suspicion est plus forte, l’examen de référence est l’échographie Doppler veineuse des membres inférieurs. Cet examen visualise la veine, évalue le flux et permet de mettre en évidence un caillot si besoin.

Pour les atteintes musculaires, l’échographie a aussi son utilité. Elle peut montrer une élongation, un claquage, une rupture partielle ou plus importante. Dans le cas d’un “tennis leg”, elle aide à différencier une vraie rupture d’une lésion moins sévère. C’est particulièrement utile lorsque la douleur a été brutale et que l’appui reste difficile. Le patient comprend alors pourquoi la durée d’arrêt varie autant selon le type de lésion.

Élément observé

Contracture ou lésion musculaire

Phlébite du mollet

Contexte de début

Souvent après sport, effort, faux mouvement

Souvent après immobilisation, voyage, chirurgie ou sans effort net

Type de douleur

Tiraillement, point douloureux, douleur à l’étirement

Douleur sourde, lourdeur, sensibilité du mollet

Atteinte d’une ou deux jambes

Une ou parfois deux selon l’effort

Le plus souvent une seule jambe

Gonflement

Variable, plutôt local ou absent

Fréquent, asymétrique, avec tension du mollet

Examen utile

Examen clinique, échographie musculaire si besoin

D-dimères selon contexte, échographie Doppler veineuse

En cas de confirmation d’une thrombose, le médecin recherche aussi la complication redoutée : l’embolie pulmonaire. C’est particulièrement important s’il existe un essoufflement, une douleur thoracique, un malaise ou une gêne respiratoire. Ces signes ne doivent jamais être minimisés. À l’inverse, dans une simple douleur musculaire, ce type de symptôme n’a pas sa place.

Ce recours aux examens ne doit pas être vu comme excessif. Il évite justement les erreurs de tri. Beaucoup de patients hésitent à consulter parce qu’ils craignent “d’en faire trop” pour un simple mollet douloureux. Pourtant, quand les signes sont atypiques, cet examen supplémentaire apporte de la clarté, rassure si besoin, et permet d’agir rapidement en cas de problème veineux.

Le plus utile à retenir est simple : une impression personnelle ne suffit pas toujours. Entre muscle contracté, inflammation locale, insuffisance veineuse et thrombose, l’examen médical reste l’étape qui transforme une suspicion en réponse solide.

Pour mieux comprendre le rôle du Doppler et la manière dont les médecins évaluent une suspicion de phlébite, une ressource vidéo peut compléter utilement les explications écrites.

Comment soulager une douleur du mollet et prévenir les récidives sans passer à côté d’un signal d’alerte

Le traitement dépend entièrement de la cause. C’est une évidence, mais elle change tout. Une contracture ou une lésion musculaire relève surtout du repos relatif, du soulagement de la douleur, parfois de la kinésithérapie, et d’une reprise progressive. Une phlébite, elle, nécessite généralement des anticoagulants pendant une durée définie selon le contexte, ainsi que des mesures comme la contention si elle est prescrite. En clair, appliquer les mêmes réflexes à tous les mollets douloureux n’a pas de sens.

Pour une douleur musculaire liée au sport, les mesures de première intention sont assez connues, mais encore faut-il les appliquer au bon moment. Le froid peut aider juste après une lésion aiguë. La surélévation de la jambe peut améliorer le confort. Une compression adaptée peut être utile dans certaines situations pour limiter l’hématome, en complément d’un suivi médical. Ensuite, la récupération passe par des étapes simples : calmer la douleur, éviter les efforts qui réveillent le symptôme, puis reprendre progressivement avec un travail de mobilité et de renforcement encadré si nécessaire.

La prévention des douleurs du mollet repose beaucoup sur l’hygiène de l’effort. Un échauffement réel, et pas seulement quelques mouvements bâclés, réduit le risque de blessure. Une hydratation correcte aide aussi, de même qu’une reprise sportive progressive après une pause. Les coureurs qui reviennent trop vite à l’intensité, notamment sur sprint ou côtes, en font souvent l’expérience. Ce ne sont pas des garanties absolues, mais des leviers concrets de prévention.

Du côté veineux, les réflexes sont différents. La question de marcher après une phlébite dépend de l’avis médical, même si la mobilisation est souvent encouragée pour soutenir la circulation sanguine dans les jambes. La surélévation peut également apporter du confort. Les bas de contention ont une place précise lorsqu’ils sont indiqués. En prévention, notamment lors de longs trajets, bouger régulièrement, se lever, mobiliser les chevilles et éviter l’immobilité prolongée peuvent contribuer à réduire le risque. Chez certaines personnes à risque, un traitement préventif anticoagulant peut être prescrit temporairement par le médecin.

Bons réflexes

  • Après un effort, ne pas forcer sur une douleur aiguë du mollet.
  • Pendant un long trajet, se lever régulièrement et bouger les chevilles.
  • Comparer les deux jambes si une douleur persiste : volume, chaleur, tension.
  • Ne pas masser vigoureusement un mollet suspect de phlébite.
  • Demander un avis médical si la gêne dure, s’aggrave ou s’accompagne de gonflement.

Un point mérite d’être souligné : chercher du soulagement ne doit jamais retarder une consultation quand les signes sont évocateurs d’un trouble veineux. Beaucoup de personnes testent d’abord étirements, automassages ou reprise de marche intensive en pensant à une simple crampe. Parfois cela passe, parfois non. Ce qui doit alerter, c’est l’absence d’amélioration logique, surtout si la douleur n’est pas clairement reliée à un effort.

Imaginons Claire, salariée souvent en déplacement. Après un vol, elle ressent une gêne dans un seul mollet. Elle pense d’abord à une fatigue musculaire. Le lendemain, la jambe est toujours tendue. Ce type de scénario montre pourquoi il faut croiser les informations : pas de sport, une seule jambe atteinte, contexte d’immobilité. À l’inverse, Thomas ressent une douleur très nette juste après un changement d’appui au padel. Là, le mécanisme musculaire paraît plus cohérent, même s’il nécessite parfois un bilan.

L’objectif n’est donc pas de poser soi-même un diagnostic, mais d’adopter les bons repères de prudence. Soulager, prévenir, observer, consulter au bon moment : c’est la combinaison la plus utile, toujours en complément d’un suivi médical.

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Questions fréquentes sur la douleur du mollet, la contracture et la phlébite

Certaines questions reviennent sans cesse parce que la douleur du mollet peut être déroutante. Une gêne nocturne, une sensation de mollet dur, une douleur après un voyage ou après le sport : chaque situation semble banale prise isolément, mais le contexte change l’interprétation. Voici les points qu’il faut garder en tête avant de passer aux réponses détaillées en fin de page.

Une crampe nocturne dure en général peu de temps, même si elle laisse parfois un muscle sensible ensuite. Une contracture tient plus longtemps et se manifeste souvent par une tension musculaire persistante. Une phlébite, elle, ne se résume pas à un simple épisode bref : la douleur reste, la jambe peut devenir plus lourde, plus chaude, plus gonflée. Ce n’est pas systématique, mais c’est le type d’évolution qui doit faire réagir.

Il faut aussi se méfier des raisonnements trop rapides du type “si je peux marcher, ce n’est pas grave”. Certaines personnes marchent encore avec une thrombose veineuse. À l’inverse, une déchirure musculaire peut être très douloureuse sans engager le même type de risque. Même logique pour la rougeur : son absence n’exclut pas un problème veineux, tout comme sa présence n’en apporte pas à elle seule la preuve.

Enfin, les mesures de prévention restent utiles même quand tout va bien : bouger pendant les voyages, éviter la sédentarité prolongée, bien récupérer après le sport, reprendre progressivement après un arrêt, surveiller les symptômes inhabituels sur une seule jambe. Ce sont des gestes simples, raisonnables, qui peuvent contribuer au confort et à la prévention, toujours en complément d’un suivi médical si nécessaire.

Une douleur au mollet la nuit évoque-t-elle forcément une phlébite ?

Non. Une douleur nocturne peut correspondre à une crampe, une contracture ou une fatigue musculaire. Ce qui inquiète davantage, c’est une douleur qui persiste ensuite, touche une seule jambe, s’accompagne de gonflement, de chaleur ou d’une sensation de lourdeur inhabituelle.

Peut-on confondre un claquage du mollet avec une phlébite ?

Oui, surtout au début. Mais le claquage survient le plus souvent pendant un effort avec une douleur brutale et un mécanisme précis. La phlébite apparaît plus volontiers hors contexte sportif, après immobilisation ou voyage prolongé, avec parfois une jambe plus gonflée que l’autre.

Quels examens confirment une phlébite du mollet ?

Le médecin s’appuie d’abord sur l’examen clinique et le contexte. Selon la situation, un dosage des D-dimères peut être demandé. L’examen de référence reste l’échographie Doppler veineuse, qui permet de visualiser la thrombose et d’orienter la prise en charge.

Faut-il marcher quand on a mal au mollet ?

Cela dépend de la cause. En cas de douleur musculaire aiguë après un effort, il vaut mieux éviter de forcer. En cas de phlébite diagnostiquée, la marche peut être encouragée selon l’avis médical pour aider la circulation sanguine. Il ne faut donc pas appliquer une seule règle à toutes les situations.

Comment prévenir une douleur du mollet liée au sport ou à la circulation ?

Un bon échauffement, une hydratation correcte et une reprise progressive limitent certains problèmes musculaires. Pour le volet veineux, il est utile de bouger régulièrement pendant les trajets, d’éviter l’immobilité prolongée et de suivre les recommandations médicales en cas de facteur de risque ou d’antécédent.

Cet article ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. En cas de doute, consultez votre médecin ou votre phlébologue.

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