Stripping des varices : comprendre l’ancienne technique et ses différences avec les traitements modernes

Découvrez le stripping des varices, une technique ancienne, et ses différences avec les traitements modernes pour des jambes légères et saines.

Stripping des varices : comprendre l’ancienne technique et ses différences avec les traitements modernes

Longtemps considérée comme la référence en chirurgie veineuse, la technique du stripping des varices garde une place particulière dans l’histoire du traitement de l’insuffisance veineuse. Pourtant, le paysage a changé. Aujourd’hui, l’écho-Doppler affine les indications, l’ambulatoire s’est imposé, et les traitements modernes comme la sclérothérapie, le laser endoveineux, la radiofréquence ou la phlébectomie ciblée permettent souvent d’agir avec moins d’incisions, moins de suites lourdes et un retour plus rapide à la marche. En clair, il ne s’agit plus seulement d’enlever une veine malade, mais de comprendre précisément quel segment est en cause, comment le reflux circule et quelle solution apportera le meilleur compromis entre efficacité, confort et préservation du réseau veineux utile.

Le sujet mérite d’être posé calmement, car les varices ne relèvent pas seulement d’une gêne esthétique. Jambes lourdes en fin de journée, chevilles gonflées, démangeaisons, sensation de tension, pigmentation de la peau, voire ulcère veineux dans les formes avancées : derrière ces signes se cache une maladie chronique dont la prise en charge se personnalise de plus en plus. On va être honnête : le stripping n’a pas disparu, mais il n’est plus proposé de la même manière qu’autrefois. L’enjeu est donc de comprendre ce qu’est cette technique ancienne, pourquoi elle a longtemps dominé, dans quels cas elle peut encore être discutée et en quoi les approches actuelles ont changé l’expérience du patient, en complément d’un suivi médical.

  • Le stripping consiste à retirer une veine saphène pathologique par chirurgie.
  • Les traitements modernes visent souvent à fermer la veine sans l’arracher.
  • Le choix dépend surtout de la cartographie écho-Doppler, du calibre de la veine et du trajet du reflux.
  • Les techniques endoveineuses permettent fréquemment une récupération plus rapide et des suites plus simples.
  • Le stripping peut encore être utile dans des cas sélectionnés.
  • Aucune méthode ne garantit l’absence totale de récidive, d’où l’importance du suivi.

Stripping des varices : comment fonctionne cette technique ancienne de chirurgie veineuse

Le stripping des varices, aussi appelé éveinage, repose sur un principe simple en apparence : retirer une veine saphène malade jugée responsable du reflux, le plus souvent la grande saphène ou parfois la petite saphène. Concrètement, le chirurgien réalise de petites incisions, généralement au pli de l’aine ou derrière le genou selon la veine concernée, puis plus bas sur la jambe. Un instrument est introduit dans la veine pour permettre son extraction. Pendant des décennies, cette méthode a représenté la réponse standard à de nombreuses formes de maladie veineuse superficielle.

Pourquoi cette approche a-t-elle été si utilisée ? Parce qu’elle était cohérente avec la compréhension de l’époque : une veine défaillante était considérée comme un conduit à retirer pour supprimer la source du problème. Dans bien des cas, cela apportait un soulagement réel des symptômes. Moins de lourdeurs, moins de tension, parfois une amélioration nette de l’œdème. Pour des patients présentant un reflux saphénien important, c’était une solution robuste, avec un recul clinique considérable.

Il faut toutefois bien distinguer le geste théorique et la réalité du vécu post-opératoire. Le stripping est une chirurgie. Même quand elle est bien codifiée, elle s’accompagne plus souvent que les méthodes endoveineuses de bleus, de douleurs, d’un inconfort à la marche les premiers jours et parfois d’un arrêt temporaire des activités. C’est l’une des raisons pour lesquelles cette technique ancienne est moins souvent proposée en première intention aujourd’hui.

Imaginons une patiente qui travaille debout toute la journée, avec une grosse veine saphène incontinente, visible sur la face interne de la cuisse et de la jambe. Il y a quinze ou vingt ans, le stripping aurait très souvent été envisagé presque automatiquement. Désormais, le même dossier passe d’abord par une lecture plus fine : le trajet est-il rectiligne ? Le diamètre permet-il une fermeture thermique ? Existe-t-il des segments sains à préserver ? C’est là que la logique moderne diffère.

Le stripping garde malgré tout des atouts. Son principal avantage reste son recul historique. Les équipes chirurgicales connaissent très bien ses résultats à long terme. Dans certaines anatomies complexes, très tortueuses, ou lorsqu’une méthode endoveineuse n’est pas adaptée, il conserve une vraie utilité. Dire qu’il serait dépassé en toutes circonstances serait donc excessif.

Les suites possibles doivent aussi être expliquées sans dramatiser. Parmi les complications ou effets secondaires observés, on retrouve :

  • des ecchymoses parfois marquées sur le trajet veineux ;
  • des douleurs ou tiraillements pendant quelques jours à quelques semaines ;
  • un risque de sensibilité cutanée modifiée lié à une irritation nerveuse locale ;
  • plus rarement, une infection, une phlébite superficielle ou un événement thromboembolique.

Ces éléments n’empêchent pas un bon résultat, mais ils expliquent pourquoi le bénéfice attendu doit toujours être mis en balance avec les suites probables. En pratique, le port d’une contention et la reprise précoce de la marche font partie des mesures classiques pour améliorer le confort post-opératoire.

À retenir

Le stripping n’est pas une mauvaise technique : c’est une méthode éprouvée, encore pertinente dans certaines situations, mais plus lourde que beaucoup d’alternatives actuelles. La vraie question n’est donc pas “ancienne ou moderne ?”, mais “adaptée ou non à l’anatomie veineuse observée”.

Varices et insuffisance veineuse : pourquoi traiter le reflux change le quotidien

Pour comprendre pourquoi le choix d’une technique compte autant, il faut revenir à la mécanique des varices. Ces veines superficielles dilatées et tortueuses apparaissent lorsque les valvules, sortes de petits clapets destinés à empêcher le sang de redescendre, fonctionnent mal. Résultat : le sang stagne, la pression augmente dans certains segments et la paroi veineuse se déforme progressivement. Ce phénomène s’inscrit dans le cadre de l’insuffisance veineuse chronique.

Sur le terrain, cela ne se résume pas à “des veines visibles”. Beaucoup de personnes consultent d’abord pour une sensation de jambes lourdes le soir, l’impression d’avoir les chaussettes qui marquent davantage, ou des démangeaisons autour de la cheville. D’autres remarquent surtout une gêne l’été, quand la chaleur accentue la dilatation veineuse. En clair, la plainte n’est pas toujours spectaculaire, mais elle pèse sur la qualité de vie.

Les symptômes fréquents comprennent :

  • lourdeur ou fatigue des jambes en fin de journée ;
  • gonflement des chevilles ;
  • douleurs diffuses ou sensation de brûlure ;
  • prurit, irritation cutanée, eczéma veineux ;
  • modification de la couleur de la peau ;
  • dans les formes plus avancées, plaie chronique ou ulcère veineux.

Pourquoi insister sur ce point ? Parce que traiter le reflux ne vise pas seulement un résultat visuel. Il s’agit aussi de réduire la stase, d’améliorer le confort et de limiter l’évolution vers des formes plus compliquées. Chez certaines personnes, la maladie progresse lentement. Chez d’autres, notamment avec antécédents familiaux, grossesses, station debout prolongée, sédentarité ou surpoids, les signes peuvent s’installer plus vite.

L’écho-Doppler veineux occupe ici une place centrale. Cet examen permet de visualiser le sens de circulation du sang, de repérer les points de fuite, de mesurer le calibre des veines et d’identifier précisément le réseau concerné. Sans cette cartographie, choisir entre sclérothérapie, laser endoveineux, phlébectomie ou stripping reviendrait un peu à réparer une installation sans savoir où la fuite commence.

Un exemple très concret aide à comprendre. Deux personnes peuvent présenter des veines apparentes assez semblables sur la jambe. Pourtant, la première a un reflux tronculaire important de la grande saphène, tandis que la seconde a surtout des branches collatérales sans véritable atteinte du tronc principal. Visuellement, cela peut sembler proche. Sur le plan thérapeutique, ce n’est pas du tout la même histoire. L’une pourra relever d’une ablation endoveineuse ; l’autre d’une stratégie beaucoup plus limitée, parfois avec quelques séances de mousse ou une phlébectomie ciblée.

Quand consulter ?

Une consultation mérite d’être envisagée si les jambes deviennent régulièrement douloureuses, si les chevilles gonflent, si une veine devient dure et inflammatoire, ou si la peau se colore, se fragilise ou se fissure. Une prise en charge précoce peut aider à éviter certaines complications, toujours en complément d’un suivi médical.

Il faut aussi rappeler que le traitement d’une maladie veineuse n’efface pas les facteurs de terrain. L’hérédité ne se modifie pas, pas plus que certains changements hormonaux ou la tendance naturelle des parois veineuses à se distendre. C’est pourquoi la notion de soulagement durable, de contrôle de l’évolution et de prévention des récidives est souvent plus juste que celle de solution définitive.

Le quotidien compte énormément. Marcher régulièrement, limiter les longues stations immobiles, surélever les jambes quand c’est possible, porter une compression quand elle est prescrite : ces mesures ne remplacent pas un geste médical, mais elles soutiennent très concrètement le retour veineux.

Bons réflexes

  • marcher chaque jour, même par courtes séquences ;
  • éviter de rester assis ou debout sans bouger trop longtemps ;
  • respecter la contention prescrite après un geste veineux ;
  • signaler rapidement toute douleur inhabituelle, rougeur ou jambe très gonflée.

La logique du traitement moderne part donc d’un constat simple : avant de choisir la méthode, il faut comprendre la carte du reflux. C’est cette étape qui ouvre la voie à des soins plus précis et souvent plus légers.

Traitements modernes des varices : sclérothérapie, laser endoveineux et phlébectomie ciblée

Les traitements modernes des varices ont profondément changé l’expérience des patients. L’idée générale n’est plus forcément de retirer la veine, mais de la fermer, de la neutraliser ou d’éliminer uniquement les segments réellement malades. Cette nuance paraît technique ; elle est en réalité très concrète. Moins de traumatismes tissulaires signifie souvent moins de douleur, des suites plus simples et une reprise plus rapide des activités quotidiennes.

La sclérothérapie est l’une des techniques les plus connues. Elle consiste à injecter dans la veine un produit sclérosant, sous forme liquide ou de mousse, pour provoquer une réaction contrôlée de la paroi et sa fermeture progressive. La mousse, notamment, permet un meilleur contact avec la paroi et peut être utile sur des segments plus longs ou certains réseaux collatéraux. En cabinet, sous contrôle échographique quand c’est nécessaire, elle offre une solution souple et souvent bien tolérée.

Cette méthode a cependant ses limites. Plusieurs séances peuvent être nécessaires. Certaines pigmentations cutanées temporaires peuvent survenir. Dans de rares cas, des réactions plus marquées existent, ce qui justifie un cadre médical rigoureux. On va être honnête : la sclérothérapie ne convient pas à tout, mais elle reste extrêmement utile dans une stratégie globale.

Le laser endoveineux et la radiofréquence reposent sur un autre principe : une fibre ou un cathéter est introduit dans la veine, puis une énergie thermique chauffe la paroi pour obtenir sa fermeture. C’est souvent réalisé sous anesthésie locale tumescente, en ambulatoire. La veine n’est pas retirée physiquement ; elle se fibrose ensuite progressivement. Pour de nombreux reflux saphéniens avec veine assez rectiligne, ces techniques sont aujourd’hui privilégiées.

En pratique, les bénéfices attendus sont clairs :

  • peu d’incisions ;
  • retour rapide à la marche ;
  • douleurs souvent plus limitées qu’après stripping ;
  • reprise des activités en quelques jours dans de nombreux cas ;
  • résultat esthétique généralement plus discret.

La phlébectomie complète souvent ces approches. Elle consiste à retirer des branches variqueuses par micro-incisions très fines. Visuellement, cela surprend parfois : la veine est extraite petit segment par petit segment à l’aide de petits crochets. Pourtant, ce geste est très ciblé et peut se faire sous anesthésie locale. C’est justement cette précision qui explique sa place croissante dans les stratégies personnalisées.

Voici un comparatif simple des principales options :

Technique

Principe

Atouts

Limites principales

Stripping

Retrait chirurgical du tronc saphénien

Recul important, efficacité durable dans certains cas

Suites plus lourdes, bleus, arrêt plus fréquent

Laser endoveineux

Fermeture thermique intraveineuse

Ambulatoire, peu d’incisions, récupération rapide

Nécessite une anatomie favorable

Radiofréquence

Chauffe contrôlée de la paroi veineuse

Bonne tolérance, suites simples

Indication dépendante du trajet veineux

Sclérothérapie

Injection d’un sclérosant liquide ou mousse

Cabinet, souplesse, utile pour récidives et petites à moyennes veines

Plusieurs séances possibles, pigmentations

Phlébectomie

Extraction ciblée de branches variqueuses

Très précise, bon complément esthétique et fonctionnel

Ne traite pas seule tous les reflux tronculaires

Le message essentiel est le suivant : les méthodes actuelles ne s’opposent pas toujours entre elles. Elles se combinent souvent. Une même personne peut bénéficier d’un laser endoveineux sur la saphène, d’une phlébectomie pour les branches visibles et, plus tard, d’une petite retouche par sclérothérapie. Le traitement devient alors une sorte de travail de précision, piloté par l’imagerie et les symptômes.

À retenir

Les approches modernes cherchent à traiter le reflux à sa source tout en limitant le traumatisme. Elles n’annulent pas tout risque de complications ou de récidive, mais elles ont transformé la balance entre efficacité et récupération.

Comment choisir entre stripping des varices et traitements modernes selon le profil veineux

La vraie difficulté n’est pas de savoir quelle technique est “la meilleure” dans l’absolu. Elle consiste à identifier la plus cohérente pour une anatomie donnée, un niveau de symptômes, un mode de vie et des attentes précises. En clair, un bon choix thérapeutique n’est jamais standardisé à l’aveugle. Il repose sur une lecture personnalisée du réseau veineux.

L’écho-Doppler guide presque tout. Il précise si le reflux touche la grande saphène, la petite saphène, des collatérales, des perforantes ou un mélange de plusieurs circuits. Il indique aussi si la veine est droite ou très sinueuse, large ou modérément dilatée, accessible facilement ou non à une technique percutanée. À partir de là, le spécialiste peut raisonner de façon beaucoup plus fine qu’autrefois.

Dans quels cas le stripping peut-il encore être discuté ? Généralement lorsque :

  • le tronc saphénien présente un gros calibre avec une anatomie défavorable ;
  • la veine est trop tortueuse pour une progression simple du matériel endoveineux ;
  • il existe une contre-indication ou un échec d’une autre méthode ;
  • une récidive complexe nécessite une stratégie chirurgicale spécifique.

À l’inverse, les traitements modernes sont souvent privilégiés si la veine est suffisamment rectiligne et techniquement accessible. C’est particulièrement vrai pour le laser endoveineux et la radiofréquence. Ces techniques répondent bien à une demande fréquente : être traité efficacement tout en limitant l’impact sur la vie professionnelle et familiale.

Prenons un exemple du quotidien. Une personne jeune, active, qui doit reprendre rapidement son travail et qui présente une insuffisance saphénienne bien cartographiée, sans anatomie très complexe, sera souvent orientée vers une solution mini-invasive. À l’inverse, une autre personne avec des antécédents opératoires, des trajets veineux remaniés et une récidive très particulière pourra relever d’une discussion plus nuancée. Le traitement n’est donc pas une mode ; c’est un ajustement.

Les attentes du patient comptent aussi. Certaines personnes donnent la priorité au confort post-opératoire. D’autres se préoccupent surtout du résultat esthétique. D’autres encore veulent limiter le nombre de séances, même au prix de suites plus marquées. Le rôle du praticien est alors d’expliquer clairement ce que chaque option peut apporter, et ce qu’elle ne peut pas promettre.

Quand consulter ?

Une consultation spécialisée devient particulièrement utile lorsque plusieurs options semblent possibles. C’est souvent le cas quand les veines sont visibles mais que les symptômes restent modérés, ou au contraire quand la gêne est importante alors que l’aspect extérieur paraît limité. Seule la cartographie permet d’éviter les décisions trop rapides.

Le remboursement et l’organisation du parcours de soins sont également des sujets fréquents. Lorsqu’un traitement est médicalement justifié, une prise en charge peut être envisagée selon les règles en vigueur, mais elle dépend du dossier clinique, de l’acte réalisé et du contexte administratif. Là encore, mieux vaut anticiper avec le spécialiste et, si besoin, la caisse d’assurance maladie.

Il faut enfin parler des récidives sans détour. Une veine traitée peut rester correctement fermée, mais d’autres segments du réseau veineux peuvent évoluer avec le temps. Parfois, il s’agit d’une recanalisation. Parfois d’une progression sur un autre territoire. Cette réalité n’est pas un échec systématique du traitement initial ; elle reflète aussi le caractère chronique de la maladie veineuse.

Le bon choix est donc celui qui traite le problème identifié aujourd’hui tout en préservant les options de demain. C’est précisément ce qui distingue la phlébologie moderne d’une approche uniquement ablative.

Suites, complications et récupération : ce qui change vraiment après une chirurgie des varices

Pour beaucoup de patients, la question la plus concrète n’est pas seulement “quelle technique choisir ?” mais “comment vont se passer les jours qui suivent ?”. Et c’est souvent là que la différence entre stripping des varices et approches mini-invasives devient très parlante. Une opération des varices avant après doit être évaluée selon la tolérance immédiate, la marche, le sommeil, la reprise du travail et l’apparition d’éventuelles complications.

Après un stripping, il est fréquent d’observer des bleus plus étendus, une sensibilité plus marquée sur le trajet de la veine retirée et une gêne plus nette à la mobilisation. Certaines personnes décrivent une sensation de tiraillement, d’autres surtout des douleurs à la pression. La convalescence peut aller de quelques jours à plusieurs semaines selon l’étendue du geste, l’activité professionnelle et la capacité de récupération individuelle.

Après un laser endoveineux, la convalescence après radiofréquence est souvent plus légère qu’après un stripping. La marche est encouragée rapidement, parfois dès la sortie. Il peut exister un cordon sensible, quelques ecchymoses ou une tension locale, mais les suites sont en général plus simples. La sclérothérapie, de son côté, permet souvent un retour quasi immédiat aux activités courantes, même si des réactions inflammatoires locales ou des taches pigmentées peuvent survenir.

Voici les points pratiques qui reviennent le plus souvent après un geste veineux :

  • marche précoce pour soutenir le retour veineux ;
  • contention selon la prescription médicale ;
  • surveillance de la douleur, des rougeurs et du gonflement ;
  • adaptation temporaire du sport, des bains chauds et parfois des longs voyages ;
  • contrôle clinique ou échographique selon la technique utilisée.

Un exemple concret parle souvent davantage qu’une liste. Une personne traitée par méthode endoveineuse peut repartir le jour même, marcher dans son quartier dès le soir, reprendre un travail de bureau rapidement et garder seulement quelques pansements discrets. Une autre, opérée par stripping, peut nécessiter davantage de repos, organiser son arrêt de travail et prévoir une aide ponctuelle si son quotidien implique beaucoup d’escaliers ou de station debout. Aucun de ces scénarios n’est “anormal” ; ils reflètent simplement des niveaux d’invasivité différents.

Les complications sérieuses restent peu fréquentes, mais elles doivent être connues. On surveille notamment :

  • une douleur qui augmente au lieu de diminuer ;
  • une jambe très gonflée d’un seul côté ;
  • une rougeur chaude et étendue ;
  • de la fièvre ;
  • un essoufflement inhabituel ou une douleur thoracique, qui imposent une prise en charge urgente.

Quand consulter ?

Il faut demander un avis rapidement en cas de saignement persistant, de douleur intense, de malaise, d’apparition d’un cordon inflammatoire très sensible ou de signes évoquant une thrombose. Mieux vaut une vérification rassurante qu’un retard de prise en charge.

La récupération dépend aussi beaucoup de l’hygiène veineuse autour du geste. Marcher régulièrement, boire suffisamment, éviter l’immobilité prolongée et respecter les consignes de contention peuvent aider à limiter l’inconfort. Cela ne remplace pas la technique choisie, mais cela influence nettement le confort post-procédure.

Bons réflexes

  • prévoir des vêtements faciles à enfiler le jour du geste ;
  • organiser les trajets et la reprise d’activité à l’avance ;
  • poser toutes les questions utiles sur les antalgiques et la contention ;
  • noter les signes d’alerte remis par l’équipe médicale.

Au fond, la récupération fait partie intégrante du choix thérapeutique. Une méthode n’est pas seulement évaluée sur ce qu’elle traite, mais aussi sur la façon dont elle s’insère dans la vraie vie.

Parcours personnalisé, prévention des récidives et place actuelle du stripping en 2026

La prise en charge des varices s’inscrit désormais dans une logique de parcours personnalisé. Cela signifie qu’on ne parle plus uniquement d’un acte isolé, mais d’une séquence complète : consultation, écho-Doppler, choix de la technique, geste, contention éventuelle, contrôle, adaptation de l’hygiène veineuse et surveillance à moyen terme. Ce modèle change beaucoup de choses, car il réduit les traitements trop standardisés et permet d’ajuster la stratégie au fil du temps.

La prévention des récidives tient une place centrale. Même après un traitement réussi, un nouveau reflux peut apparaître sur un autre segment, une branche collatérale peut se dilater, ou une recanalisation partielle peut justifier une retouche. En pratique, cela explique pourquoi les techniques combinées ont pris autant d’importance. Un tronc peut être traité par méthode thermique, puis des branches résiduelles par phlébectomie ou sclérothérapie. Cette approche progressive est souvent plus réaliste qu’une promesse de solution définitive.

Dans les stades de l’insuffisance veineuse avancés avec atteinte cutanée ou ulcère veineux, traiter tôt le reflux superficiel peut contribuer à améliorer la cicatrisation en association avec la compression et le suivi médical. C’est un point essentiel : la maladie veineuse n’est pas qu’une affaire d’apparence. Lorsqu’elle s’aggrave, elle peut limiter la marche, perturber le sommeil, compliquer les soins cutanés et altérer fortement le confort de vie.

Alors, quelle est la place actuelle du stripping ? Elle est plus ciblée qu’autrefois. Les recommandations contemporaines tendent à privilégier les approches endoveineuses en première intention quand l’anatomie le permet. Le stripping reste cependant une option valable dans certains dossiers : gros reflux avec anatomie défavorable, impossibilité technique des méthodes thermiques, reprise chirurgicale particulière. Ce n’est donc ni une relique à bannir, ni la réponse universelle d’hier.

Le rôle du patient évolue aussi. Il ne s’agit plus seulement de “se faire opérer”, mais de comprendre les enjeux du traitement choisi. Quelques habitudes simples peuvent aider au long cours, en complément d’un suivi médical :

  • maintenir une activité physique régulière, surtout la marche ;
  • éviter la sédentarité prolongée ;
  • surveiller le poids si nécessaire ;
  • utiliser la compression quand elle est indiquée ;
  • consulter à nouveau si de nouveaux symptômes apparaissent.

À retenir

La meilleure stratégie n’est pas forcément la plus spectaculaire. C’est celle qui cible le reflux utilement, préserve le capital veineux quand c’est possible, limite les suites lourdes et reste cohérente avec la vie réelle du patient.

En 2026, la phlébologie s’appuie de plus en plus sur cette logique de précision. Le mot-clé n’est plus “retirer à tout prix”, mais “traiter juste”. Et c’est probablement la différence la plus importante entre le passé du stripping et l’esprit des pratiques actuelles.

Le stripping des varices est-il encore pratiqué ?

Oui. Le stripping des varices est moins souvent proposé en première intention qu’autrefois, mais il garde une place dans certains cas sélectionnés, notamment lorsque l’anatomie veineuse est peu favorable aux techniques endoveineuses ou en cas de récidive complexe.

Le laser endoveineux remplace-t-il toujours la chirurgie veineuse classique ?

Non. Le laser endoveineux est souvent privilégié quand la veine à traiter est accessible et assez rectiligne, mais il ne convient pas à toutes les situations. Le choix dépend de l’écho-Doppler, du calibre veineux, des antécédents et des objectifs du traitement.

La sclérothérapie suffit-elle pour toutes les varices ?

Pas toujours. La sclérothérapie est très utile pour les petites et moyennes veines, certaines récidives ou comme complément d’un autre traitement. Pour un reflux saphénien important, une autre technique peut être plus adaptée.

Combien de temps faut-il pour récupérer après un traitement des varices ?

La récupération varie selon la méthode. Après sclérothérapie, le retour aux activités est souvent très rapide. Après laser endoveineux ou radiofréquence, quelques jours suffisent fréquemment. Après stripping, la convalescence est souvent plus longue, parfois de une à plusieurs semaines.

Peut-on éviter les récidives après traitement ?

Aucune technique ne garantit l’absence totale de récidive. En revanche, une cartographie précise, un traitement adapté, la marche, la contention lorsqu’elle est prescrite et un suivi régulier peuvent aider à limiter le risque et à intervenir tôt si un nouveau reflux apparaît.

Cet article ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. En cas de doute, consultez votre médecin ou votre phlébologue.

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