Évènements indésirables associés aux soins (EIAS)en chirurgie veineuse superficielle et profonde en France : analyse à partir de la base de données REX de la HAS.

Adverse Event Associated with Care (AEAC) in superficial and deep vein surgery in France: analysis from the HAS REX database.Évènements indésirables associés aux soins (EIAS)

Résumé :
Introduction: La chirurgie veineuse superficielle et profonde représente une importante partie de l’activité vasculaire quotidienne. Elle est considérée comme peu morbide. Cette étude présente une analyse des causes et des conséquences des EIAS en chirurgie veineuse, colligées dans la base de données REX de la HAS, à partir des déclarations retenues par l’OA Vascurisq. Son objectif secondaire est de définir des recommandations de sécurité-patient spécifiques à cette activité. Méthode: Les EIAS extraits de 2016 à 2023 étaient répartis en 6 périodes de survenue et leurs causes classées en 5 catégories: défaut matériel, défaut de transmission de l’information, erreur technique, pharmacologique ou liée au terrain du patient. Les défauts d’information étaient analysés en sous-groupe. Un binôme d’experts évaluait s’il existait une conséquence médicale, une répercussion pour le patient ou un impact financier. Résultats : 81 EIAS ont été analysés. Ils n’avaient pas pu être stoppés par les barrières connues et déjà en place. 75,3 % d’entre eux étaient considérés comme évitables. Les défauts de transmission de l’information représentaient la majorité des EIAS (69,1 %), dont 75 % par manque de communication dans la chaine soignante. Il était recensé 23,5% de défauts matériels, 22,2% d’erreurs liées au patient, 12,3 % d’erreurs techniques et 11,1% d’erreurs pharmacologiques. 65,4% des EIAS avaient lieu le jour J, dont 32,1% en peropératoire et 24,7 % avant incision. Les déclarants considéraient dans 85,2 % des cas, l’EIAS responsable d’une conséquence. Elles étaient financières dans 69,1 % des cas, et responsables d’un retard de prise en charge dans 37 %. Elles étaient considérées comme peu graves dans 40,7 % des cas. 14,8 % des complications (10 cas) nécessitaient une conversion ou une reprise chirurgicale. L’analyse de la base de données REX, permet de proposer comme recommandation, « une check-list programmation » spécifique à la chirurgie veineuse pour notre discipline (cf. Annexe). Conclusion : La sécurité du patient est une préoccupation constante dans son parcours de soins, pour le chirurgien ainsi que pour les tutelles. Certaines barrières, recommandées par la HAS, permettent de limiter les EIAS (ex. la check-list SPBO, les 15 points clefs de la communication chirurgien-anesthésiste…). La mise en place d’une check-list programmation spécifique à la chirurgie veineuse permettrait d’en réduire la sinistralité ainsi que les conséquences pour le patient et le chirurgien.
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