Malformations vasculaires : un challenge diagnostique et thérapeutique (à propos de 5 cas).

Vascular malformations: a diagnostic and therapeutic challenge (5 cases).

Résumé :
Les anomalies vasculaires regroupent les malformations vasculaires et les tumeurs vasculaires. Ces 2 entités ont longtemps été source de confusion, jusqu’à ce qu’en 2018, la Société Internationale d’Étude des Anomalies Vasculaires (ISSVA) ait fait la différence [1]. En 1982, Mulliken et Glowacki, précurseurs de la classification actuelle des anomalies vasculaires, distinguaient clairement les tumeurs vasculaires dominées par les hémangiomes (qui sont des proliférations de cellules endothéliales) et les malformations vasculaires qui sont des dysplasies des parois vasculaires (hypo ou hyperplasiques) [2]. En 1996, la Société Internationale pour l’Étude des Anomalies Vasculaires (ISSVA) a élaboré une première classification, en se basant sur des critères hémodynamiques (flux lent ou rapide) et anatomiques (type de vaisseaux atteints). La découverte fortuite en 2008 de l’efficacité du propranolol et son agrément par la Food and Drug Administration (FDA) sur l’hémangiome infantile a fait des anomalies vasculaires un sujet d’actualité [3]. Le diagnostic des malformations vasculaires est suspecté devant un aspect clinique évocateur, mais il reste difficile en raison de leurs polymorphismes. L’échoDoppler est l’examen de première intention pour le diagnostic de certaines malformations. Il joue un rôle essentiel aussi dans la thérapeutique. L’IRM est l’examen de choix. Le traitement n’est pas codifié et dépend majoritairement du type de malformation, du siège, de la taille, de la profondeur, de l’atteinte muqueuse et de la proximité aux structures vitales.
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